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Bien débuter avec un Reflex

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Quelle que soit la marque, l'âge, pourvue qu'il marche !

Première partie : présentation

1 Les différents types d'appareils

2 La visée reflex

3 De quoi est composé un boîtier reflex ?

4 Comment se déroule une prise de vue ?

Deuxième partie

1 Les films

2 Interactions vitesse/diaphragme pour une bonne exposition

3 Conséquences sur la prise de vue

4 La profondeur de champ (LPD)

Troisième partie : et ensuite que faire de tout cela?

1 Choisir le temps de pose

2 Choisir le diaphragme

3 Le mode d'exposition et les modes programmes

4 Les systèmes de mesures

Quatrième partie : en pratique

1 Le choix des films

2 Que faire pour éviter les pièges à cellule



Débuter avec un Reflex

Le reflex est un bien bel objet, il fait pro et cela nous différencie des touristes.
Mais cela n'est pas aussi évident que l'on croit (sinon les clubs ne servent plus à rien), l'objet est plein de boutons, chiffres ésotériques, écrans et symboles. Le mode d'emploi ne fait pas tout n'est ce pas ?
Bon je pense que vous savez déjà le mettre en fonction, charger la pellicule... savez vous ou se trouve la pile... ?
Prendre une photo, comme vous le savez consiste à illuminer « pile poil » une surface sensible (la pellicule) suivant un savant dosage des paramètres de prise de vue. Le boîtier possède tous les outils pour faciliter ces mesures.
L'électronique des boîtiers permet d'obtenir des photos correctement exposées (nous ne parlons pas du cadrage !) mais il est toujours possible de modifier ces paramètres pour obtenir exactement ce que l'on désir.
C'EST LE PHOTOGRAPHE QUI PREND LA PHOTO ET NON LE BOITIER !!!
(vous me le copieriez 200 fois)

Premiere Partie

1 Les différents types d'appareils

Les appareils photos peuvent être classés en différentes catégories :

- Suivant le type de visée :
visée reflex
visée télémétrique
viseur externe
- Suivant le type de pellicule utilisée
grand format 4X5 inch, plan film.
moyen format 6X6, 4.5X6..
24X36 ou 135

2 La visée reflex

En résumé, elle permet par un jeu de prismes et de miroirs de prendre en photo exactement ce que l'on voit à travers l'objectif, à la différence des appareils compacts qui souffrent d'un décalage entre le viseur et l'objectif (cette maladie s'appelle la parallaxe).

3 De quoi est composé un boîtier reflex ?

Tous les appareils servant à prendre des photos sont régies par les mêmes règles de mesure de la lumière et possèdent les mêmes outils pour y parvenir.

a) la boite

Un appareil photo est avant toutes choses une grosse boite vide étanche à la lumière ! Il suffit d'ouvrir le dos d'un appareil pour le constater ! C'est le boîtier .Pour voir ce que l'on prend en photo il a bien fallu lui faire un trou que l'on appelle le viseur . C'est là que l'on met l'oeil !

b) l'oeil

A cela il a bien fallu rajouter un système optique : l'objectif . Plus il est gros plus le photographe est compétent c'est bien connu ! L'objectif permet de projeter l'image du sujet sur la pellicule grâce à un jeu de lentilles.Il existe de nombreux types d'objectifs qui sont caractérisés par leur puissance, elle est appelée focale .Elle représente la distance qui sépare le film du centre optique alors que la mise au point est calée sur l'infini. Elle est exprimée en millimètres :
- Plus le chiffre est faible 15mm 28 mm plus on a faire à un grand angle
- Plus le chiffre est élevé 200mm 600mm plus on a faire à un téléobjectif important.On distingue deux types important d'objectif :

- Les focales fixes
- Les zooms

Les zooms permettent sur le même objectif d'avoir une focale variable : 28/105 35/80 100/300..La focale qui s'approche le mieux de la vision humaine est le 50mm.
La mise au point :
Suivant où se trouve le sujet il est plus ou moins net, l'agrandissement du fût de l'objectif permet de contrôler la netteté.Elle peut donc se faire manuellement ou alors de manière mécanique par l'utilisation de moteurs internes : l'autofocus dit AF

c) le robinet (voir plus loin)

Les objectifs sont donc caractérisés par leur focale mais aussi par leur ouverture maximum : c'est le diaphragme : il faut bien modifier la quantité de lumière qui passe dans l'objectif.
Il est composé d'un système de fermeture à iris.Au repos il est en position ouverte maximum pour faciliter la visée. Lors du déclenchement il se ferme à la valeur sélectionnée.
Sa valeur est variable mais il faut retenir ABSOLUMENT les différents crans :
2,8. 4. 5,6. 8. 11. 16. 22. 32. Certains objectifs permettent des demi-crans (pour faire pro on va dire demi diaph) 2,8. 3,5. 4. 4,5. 5,6. 6,7. 8. 9,5. 11. 13. 16. 19. 22.
Entre chaque diaph l'ouverture donc la quantité de lumière qui passe est doublée.
C'est chiffres bizarres sont issus d'une formule, très intéressante que l'on peu très vite oublier. Ce qu'il faut savoir c'est que, plus le chiffre est petit plus l'ouverture est grande.Pour faire simple ce chiffre est obtenu en divisant la focale de l'objectif par l'ouverture en mm du diaphragme.
Les grandes ouvertures sont généralement réservées aux objectifs haut de gamme.Il existe des ouvertures de 1 1.4 1.8 et certains objectifs peuvent fermer à 32 64.

d) l'éléctro-vanne : l'obturateur (voir plus loin)

A la différence du diaphragme qui fait partie de l'objectif, l'obturateur fait partie intégrante du boîtier.C'est la vanne qui laisse entrer la lumière, il s'ouvre à la pression du déclencheur.Il gère le 2° paramètre de prise de vue après l'ouverture : la vitesse .
Il est en général composé de deux rideaux : le premier ouvre la fenêtre d'exposition et laisse entrer la lumière et le second la referme derrière lui le film insolé.Logique non ? Nous en reparlerons avec l'utilisation du flash.Son action est traduite par des fractions de seconde :
1/2000 1/1000 1/500 1/250 1/125 1/60 1/30 1/15 ..1s 2s ....30s.
Cela aussi il faut le savoir par coeur ! Entre chaque cran, la vitesse double.Certains appareils permettent aussi des demie vitesses.


e) la mesure d'exposition : la cellule

Il ne suffit pas uniquement un matériel mécaniquement très pointu, pour réussir une photo il faut une bonne mesure de la lumière.
Tout est fait pour avoir la meilleure interprétation de la lumière possible. Chaque fabricant à ses propres dénominations mais il existe trois types de mesure :


- La mesure multizone : l'image est découpée en plusieurs parties, les différentes variations d'éclairage sont comparées à des situations prédéterminées et stockées dans sa mémoire afin de proposer le couple vitesse/diaph le plus adapté. C'est le type de mesure qui convient à la plupart des situations.
- La mesure centrale, dite centrale pondérée : elle favorise le centre de l'image, 20% de la surface compte pour 80% de la mesure.
- La mesure sélective ou spot : seulement 1 à 10% de la surface est mesurée. Cela permet de choisir la partie de l'image sur laquelle la mesure doit être faite. Ce mode convient aux scènes à fort contraste, à fort écart de luminosité.

Chaque type de mesure d'exposition est adapté à un type de photographie ou à des méthodes de travail.La quantité de lumière mesurée est donnée en IL Indice de LumièreL'appareil traduit cette mesure par un couple vitesse / diaphragme.Quel que soit le mode d'exposition, les automatismes utilisés, les priorités choisies, la mesure de lumière est traduite par ce couple VITESSE / DIAPHRAGME

4 Comment se déroule une prise de vue ?

Face à un superbe paysage (par exemple) une photo s'impose :

1 on cadre: pas seulement en jouant de la bague de zooming, on peut aussi se déplacer.
2 mise au point autofocus ou manuelle
3 mesure de la lumière par la cellule
4 choix des paramètres vitesse et diaphragme (bien sur par l'utilisateur)
5 réglage du diaphragme
6 le miroir se relève
7 ouverture de l'obturateur
8 la pellicule est exposée à la lumière
9 fermeture de l'obturateur, le miroir se remet à sa place et le diaphragme reprend sa position la plus ouverte
10 le moteur entraîne le film jusqu'à la vue suivante

Deuxième Partie

Le survol des différentes partie qui composent l'appareil ne suffit pas à comprendre comment la photo se fait (se réussie) ?

1 Les films

Pour continuer à avancer dans la découverte de la photographie rajoutons un élément légèrement utile : le film.
Il en existe deux sortes :

- Les négatifs : photo couleur ou noir et blanc avec tirage sur papier
- Les positifs : appelés aussi diapositives, généralement en couleur, c'est le film qui est directement mis sous cache.

Les films sont caractérisés par leur sensibilité exprimée en ISO . La gamme proposée par les fabricants est vaste de 50 à 3200 iso.
Plus le chiffre est élevé plus la sensibilité est importante. C'est à dire qu'un film de 50 iso est beaucoup moins sensible qu'un de 400.Plus il est sensible moins il nécessite de lumière pour être bien exposé.Cela n'est pas sans conséquences sur le couple vitesse diaphragme !!

2 Interactions Vitesse/diaphragme pour une bonne exposition


Nous arrivons au vif du sujet, tout le reste peu être considéré comme détail.Lors de la prise de vue l'appareil par le biais de la cellule fait une mesure de la lumière réfléchie par le sujet.Elle mesure un certain nombre d'IL.
La pellicule suivant sa sensibilité nécessite une dose précise de lumière.Pour doser cela nous disposons donc des deux outils : le diaphragme et l'obturateur, un diamètre et une vitesse.Il faut donc jouer des deux pour bien exposer la pellicule.
De façon imagée la pellicule peu être comparée à un sceau que l'on doit entièrement remplir.
On ouvre le robinet (le diaphragme) et le seau se remplit d'eau (la lumière) suivant un certain temps (vitesse d'obturation). Plus le diaphragme est ouvert plus la vitesse est élevée, plus il est fermé plus le temps de remplissage du seau est long.
Mais le seau doit toujours être rempli à raz bord ni plus ni moins.

3 Conséquences sur la prise de vue

En photo tout est lié. Lorsque l'on modifie un paramètre, un autre le suit :

- Vous baissez la vitesse, le diaphragme s'ouvre d'autant !
- Vous augmentez la sensibilité, l'ouverture diminue ou la vitesse augmente !

Soit une mesure de 1/125 avec 5.6 de diaph et une sensibilité de 100 iso serait égale à :

- 1/250 - 4.5
- 1/60 - 8- 1/250 - 5.6

Cela n'est qu'un problème mathématique : la proportion doit toujours rester la même !Ce n'est pas tout, la modification du diaphragme joue sur l'aspect de la photo : la profondeur de champ est modifiée.

4 La profondeur de champ (LPD)

Elle est définie par la largeur de la zone comprise entre le premier et le dernier plan net.
Pour faire simple plus le diaphragme est ouvert plus la profondeur de champ est réduite, plus il est fermé plus elle est importante.Il ne faut pas non plus oublier que chaque paramètre est dépendant des autres, il est difficile d'obtenir une grande profondeur de champ par faible luminosité sans utiliser une pellicule sensible.
Pour ce cas là on peu utiliser un trépied, ce qui permet d'employer une pose lente.Il est bien entendu impossible de dépasser les limites de l'appareil !
Et bien entendu un temps de pose long ne permet pas de figer le mouvement, il faudra donc utiliser un flash, mais c'est une autre histoire.Plusieurs paramètres modifient la LPD :

- La focale : plus elle est élevée plus elle diminue : une lpd importante est obtenue plus facilement avec un 28mm qu'avec un 300mm.
- La distance : la lpd augmente avec la distance : plus le sujet est proche plus la lpd sera faible avec un diaph et une focale donnée, et inversement.
- Le diaphragme : comme dit précédemment plus il est ouvert plus elle est réduite

La zone de netteté dépend de la distance sur laquelle la mise au point est effectuée : elle se situe pour un tiers devant et deux tiers derrière.La profondeur de champ est calculable, cela peu être utile suivant le type de photo : paysage, nature morte, si l'on veut isoler un sujet ou alors obtenir le plus grand champ possible.
Formules :
Il faut d'abord définir l'hyperfocale : c'est à dire la profondeur de champ maximumH= F²/ (e x f)

- e :cercle de confusion 0.03 mm
- F : focale utilisée de l'objectif
- f :ouverture diaphragme utilisé

Puis l'on calcul la distance appareil - sujetPremier plan net :PPN= (d X H) / ( H + d)

- d : distance de mise au point
- H : hyperfocale

Dernier plan net :DPN = ( d X H ) / ( H - d )
La profondeur de champ correspond à DPN - PPN

Troisième Partie

Chaque paramètre de prise de vue peut être choisis, les autres s'adaptent en fonction. Cela s'appelle donner une priorité.
Chaque paramètre modifie l'aspect de la photo. Il faut donc les choisir en fonction de ce que l'on désire obtenir. C'est là que l'on passe du stade amateur clic-clac au stade amateur éclairé (je n'ai pas dit illuminé !).

1 Choisir le temps de poseCela défini la durée d'exposition du film à la lumière.
En général une luminosité moyenne permet un choix de 4 ou 5 vitesses.
Ce choix dépend de ce que l'on veut obtenir :

  • vitesse pour ne pas bouger : en dessous de 1/60 les risque de bouger sont important. La vitesse doit être aussi adaptée au type d'objectif utilisé, plus il est important et lourd, l'angle de prise de vue limité plus les risques augmentent. En général le seuil de stabilité peut être défini par une valeur de vitesse égale à la valeur de la focale :

Soit pour un 100mm une vitesse mini de 1/125, pour un 300mm une vitesse de 1/500.
En dessous de ces vitesses il est nécessaire d'utiliser un trépied.

  • vitesse pour figer une action : pour photographier un sujet qui se déplace, une vitesse élevée est nécessaire pour l'avoir net.

Le 1/250 permet de commencer à figer le mouvement, mais plus le sujet et prés plus la vitesse doit être élevée.

  • vitesse pour montrer le mouvement : une vitesse lente permet d'obtenir un certain flou. Mais il faut bien la doser car le fond doit rester net :1/60 1/30 pour figer un marcheur ,1/250 1/125 pour une automobile.Pour obtenir le fond flou et le sujet net il faut utiliser une vitesse lente et suivre le sujet qui se déplace durant le temps d'obturation : 1/30 au maximum


La vitesse dépend aussi

  • des possibilités de l'obturateur : une grande ouverture permet des vitesses élevées
  • du film utilisé : un film sensible permet de gagner en vitesse par faible luminosité : un film de plus de 400 iso est dit sensible.


2 Choisir le diaphragmeComme dit précédemment, le diaphragme est un trou de diamètre variable qui sert à régler la quantité de lumière qui arrive sur le film.
Une ouverture de 1 signifie que 100% de la lumière arrive sur le film.
Un diaph de 2 permet de conserver 50% de la lumière et un de 4 25 %, voilà pourquoi les petits chiffres correspondent aux grandes ouvertures.
Entre deux diaph, d'ailleurs comme entre deux vitesses l'écart est du simple au double : on y revient toujours !
Ouvrir à 5.6 pendant 1/125 équivaut à 8 à 1/60, l'image aura les même valeurs de contraste, d'exposition, de densité.Les différences seront dues à la variation de la profondeur de champ, et des flous de bougé pourront apparaître (problème de vitesse).Chaque situation est différente mais avec une luminosité moyenne on choisira :

  • pour un paysage : un diaph fermé 22 11
  • pour un portrait : un diaph ouvert pour l'isoler du fondLorsque l'on pense diaphragme, il faut penser profondeur de champ.Info :
  • pour obtenir la plus grande profondeur de champ possible il faut penser hyperfocale : à 35 mm à 22 la zone de netteté s'étend de 2m à l'infini : il suffit de faire le point à 3m pour être net de 2m à l'infini
  • la qualité de l'image varie suivant le diaph utilisé en terme de piqué, l'image sera la plus fine dans des valeurs autour de f8 f113 Choisir le mode d'expositionCela revient à dire comment allons nous choisir les différents paramètres qui sont vitesse et diaphragme ?

Les appareils modernes possèdent, grâce à l'électronique, différents moyens pour faire et choisir la bonne exposition :

  • le mode manuel
  • les modes priorité
  • les programmes résultat

Dans tous les cas il ne faut pas oublier que c'est la cellule de l'appareil qui détermine une mesure de la lumière exprimée en IL (indice de lumiere) qui va par la suite être traduite par le fameux couple vitesse/diaphragme.1 Le mode manuel
C'est le mode le plus ancien, on choisit un des deux paramètres et grâce à une aiguille, diode ou barre graphe on ajuste l'autre.
Dans aucuns cas on ne peut aller à l'encontre de la cellule, sauf effet ou correction recherchée (lowkey, highkey, contre jour marqué.)

2 Les modes priorités
Cela consiste à choisir un des deux paramètres, l'autre s'ajuste automatiquement.

  • mode S, Tv : on choisit la vitesse
  • mode Av : ouverture
  • mode P : l'appareil choisi une valeur moyenne, la mieux adaptée mais les paramètres restent accessibles et peuvent être modifiés (on raisonne bien en terme de priorité)Le type de priorité est choisi suivant ses habitudes nikoniste ou canoniste on la leur ! Mais aussi suivant le type ou le rendu de photo voulu (pdf ou vitesse)3 Les programmes résultatCe sont des aides offertes par les constructeurs d'appareil photo qui sont destinées aux débutants, a ceux qui ne veulent pas se fatiguer ou se casser la tête mais qui sont soucieux du résultat. mode portrait : en général pour les portraits on recherche une profondeur de champ plutôt faible (du bout du nez aux oreilles) afin d'isoler le sujet du font. L'appareil choisira un diaphragme ouvert.
  • mode paysage : ici c'est une grande profondeur de champ qui est recherchée, donc un diaph. fermé est utilisé.
  • mode sport : le sujet est en mouvement et le but du jeu est de l'avoir net, une vitesse élevée est alors sélectionnée.
  • mode macro : les règles de la pdf sont modifiées et ne correspondent plus aux formules citées plus haut. Elle est très réduite du fait de la position macro de l'objectif (quelques mm), il est donc choisi un diaph. fermé.
  • mode vert ou tout auto : ne vous inquiétez pas l'appareil se charge de tout ! Pensez à bien cadrer tout de même ! Car aucune modification n'est possible. C'est le mode « comment transformer un reflex à 3000 balles en bête compact » !


Normalement si vous avez compris ce petit cours vous ne devriez pas avoir à vous en servir.
Si toute fois vous avez envie de les utiliser, relisez le cours ou venez nous voir le mercredi soir.Si les symptômes persistent prenez quand même la photo.
4 Les systèmes de mesureLa plupart des appareils possèdent une cellule ou posemètre.
Elle mesure la lumière qui traverse l'objectif pour atteindre le film. Elle est appelée mesure TTL (Through The Lens).
Elle est de type "réfléchie", elle évalue la lumière renvoyée par le sujet qui va atteindre la pellicule par réflexion.
On considère qu'une surface qui réfléchie 18% de la lumière donne une valeur moyenne : c'est le fameux gris neutre. Il correspond aussi au rendue des teintes chair.
L'appareil va calculer un couple vitesse/diaphragme pour une densité moyenne sur la zone de visée, il faut donc bien choisir le type de mesure et la zone de mesure.
Les trois modes disponibles sont :

  • centrale pondérée

C'est le mode classique des anciens appareils. Elle prend en compte 80% de la surface mesurée. Les zone extérieures claires ou foncée influence peut l'exposition. Afin de ne pas garder le sujet centré il faut utiliser la mémorisation d'exposition.

  • spot

C'est la mesure la plus délicate à utiliser car elle emploie qu'une toute petite partie de la surface de 3 à 10%.
Il faut bien faire attention : si la mesure est effectuée sur une surface sombre, elle sera prise comme valeur de gris moyen et le reste de l'image sera surexposée (on dit brûlée). Appliquée sur une surface claire elle apparaîtra grise et tout le reste de l'image sera sous exposé et très sombre.
Elle s'utilise dans des cas très précis : pour la gestion d'un portrait en contre jour, pour les photos de concert sans être influencé par les éclairages de la scène.

  • multizone

L'image est divisée en zone et chacune est analysée individuellement.
Ces mesures sont comparées avec des cas types en mémoire.
Les risques d'erreur sont rares mais elle donne une valeur moyenne qui offre peu de possibilité créative.

Il existe un autre type mesure : la mesure de la lumière incidente : elle prend en compte la lumière qui arrive sur le sujet et non pas celle qui est réfléchie. Pour cela il faut utiliser une cellule à main.
Ce type de mesure est utilisé pour les sujets très contrastés, avec beaucoup de reflets.

Quatrième partie : en pratique


1 Le choix des films :
On choisira son film en fonction de la situation où l'on se trouve :

50 iso : se sont des films très peu sensibles mais ne possèdent pratiquement pas de grain. Ils offrent une définition maximale, un fort contraste et des couleurs saturées. Ils nécessitent une exposition précise.
100 iso : c'est le film standard des pros en diapo. En néga ils offrent une grande finesse. Mais il faut posséder des objectifs assez lumineux.
200 iso : c'est le film passe partout pour le reportage.
400 iso : on commence à parler de film rapide, le grain commence à être plus important mais on peut photographier pratiquement par tous les temps et les prises de vue d'action.
1600 iso : on arrive aux limites des films. On les utilise en situation de très faible luminosité, où l'on ne peut utiliser le flash et où l'on recherche un fort grain.

En noir et blanc le film tout terrain est le 400 iso, il offre un léger grain s'il est développé correctement. Il est idéal pour le reportage.
Le 100 iso est plutôt destiné au paysage et aux prises de vue où l'on recherche la finesse et le modelé.
Il existe aussi des films extrêmes en nb les 25 et 50 iso utilisé pour leurs finesses.Le 3200 iso pour sa capacité à passer en très faible lumière et son grain important.

2 Que faire pour éviter les pièges à cellule ?
Même les appareils les plus performants ont tendance à se laisser piéger dans certaines situations.
Toutes les cellules ont pour but de traduire leur mesure de lumière en une valeur proche du gris (le fameux gris à 18%) mais lorsque les sujets sont difficile : fort contraste, forte luminosité.elles ne traduisent pas forcément ce que voit le photographe : noir grissouille, neige grise, même avec des pellicules couleur.
Cependant les appareils modernes avec leurs cellules multizones se trompent de moins en moins mais avec l'usage ou dans le doute il est bon de savoir quelques petites choses.

  • le fond clair : le sujet est placé devant un mur blanc, neige, sable, eau ou toute surface réfléchissante et lumineuse.

Problème : la cellule est trompé par cette masse lumineuse, elle calcul l'exposition en tenant compte de celle-ci.
Résultat : l'appareil tend à sous exposer le sujet et rend le fond gris.
Solution : il faut surexposer + 2 diaf.

  • sujet clair
  • le fond sombre : le sujet est placé devant une masse sombre tel qu'une forêt dense.

La cellule est trompée par la masse sombre et surexpose l'ensemble de l'image, le sujet est trop clair et le fond il faut corriger - 2 diaf

  • sujet sombre : personnage habillé en noir, chat noir.Si le sujet occupe la plus grande partie de l'image la cellule est trompé et surexpose. Il faut corriger de -1 à -2 diaf.
  • ciel important
  • fort contraste

• contre-jourA mon avis dans la plupart des cas ou le photographe a un doute (lorsque sa lecture est arrivée jusque ici !), il vaut mieux effectuer deux ou plusieurs prises de vue : une en suivant la cellule, l'autre en appliquant les corrections.

l'invité du mois

Mai 2010 : Arnaud Frich

Arnaud Frich, sera présent du 29 au 30 Mai 2010 au club photo pour nous faire part de son expérience sur Paris 26 Gigapixels (record du monde panoramique)

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